Pourquoi le baptême ? (2)

Relire le témoignage de Clément

La demande de Clément n’a pas été une surprise mais un aboutissement, après une année et demie de catéchisme en début de pré-adolescence, phase pendant laquelle Clément se cherchait.

Clément s’est intéressé à la religion et a commencé à s’interroger sur l’existence et la vie du Christ après le décès de mon père, il y a tout juste deux ans. Je pense que cette « rencontre avec le Seigneur » a aidé Clément à accomplir son deuil.

A l’époque, je me disais croyant non-pratiquant. Si je n’allais pas à la messe tous les dimanches, c’est parce que pour moi je pratiquais autrement, professionnellement, étant ambulancier puis, aujourd’hui, aide-soignant aux Urgences, toujours au service de malades (parfois en fin de vie), de blessés (physiques ou mentaux).
Mais je pratiquais aussi dans ma vie de tous les jours, en m’engageant activement dans le club sportif de mes enfants en qualité de membre du Comité directeur ou bien dans l’association des parents d’élèves, toujours prêt à préparer une fête d’école ou accompagner une classe en sortie.

Pour moi, tout cela est aussi « pratiquer » : pratiquer le partage, partage de connaissances, d’expériences, d’amour, amour de mon prochain, amour et respect aussi de Nathalie (ma femme, sa maman) athée. Elle a accepté de se marier devant Dieu, pour moi ! En respect et remerciement de cette preuve d’amour, je lui ai promis de ne jamais lui imposer ma religion.

C’est pour cette raison que nous n’avons pas baptisé nos enfants bébés même si, pour moi, le baptême des très jeunes enfants est une preuve d’acceptation que l’enfant ne nous appartient pas.
Par ce sacrement nous le confions au Seigneur en lui demandant le soutien nécessaire à son éducation.

Le baptême de Clément m’a apporté énormément de bonheur mais aussi d’interrogations et d’espérance : interrogations sur ce qu’il veut faire de son baptême ; espoir qu’il aime notre Seigneur et qu’il continue à croire et à pratiquer.
Son baptême aura aussi engendré une renaissance ou au moins un réveil : celui du chrétien que je suis, qui redécouvre le Christ et reprend plaisir à prier et à le rencontrer dans les cérémonies ou réunions de parents et de catéchistes.


CLAUDE