histoire de communion

Histoire de la première communion à Niort La première communion, notre actuelle profession de foi, se faisait à l’époque – en 1909 –au terme de 3 années de catéchisme. La cérémonie se déroulait comme suit : La première communion était précédée de 3 jours de retraite.

Le jour de la communion, le jeudi de l’Ascension pour toutes les paroisses, les enfants se rassemblaient à 7h30 dans la salle des catéchismes, la procession démarrait à 7h45, et la messe commençait à 8h.

A 2h30, on célébrait les vêpres qui étaient ensuite suivies de la Rénovation des promesses de baptême et de la consécration des enfants à la Sainte Vierge, puis salut solennel du Saint Sacrement. La confirmation pour tous les enfants de la ville et des environs avait lieu le lendemain dans l’une ou l’autre des églises de la ville. Il était interdit aux petites filles de porter un chapeau ce jour-là.
Le samedi, une messe d’actions de grâces était célébrée avec ensuite distribution de souvenirs et imposition du scapulaire pour les garçons.

En juillet, à la messe de 8h avait lieu la 2ème communion des enfants et le soir après les vêpres, il y avait distribution des prix de catéchisme.

Pour la cérémonie de première communion et de la confirmation, il était demandé aux parents une participation financière de 3frs, qui comprenait le cierge fournit par M. le Curé à prix coûtant, le pain bénit, le petit linge nécessaire à la confirmation, les souvenirs et le scapulaire (1fr 1900 = 19,94frs 2000).

Pour pouvoir faire sa communion, il était nécessaire de satisfaire à certaines obligations : assistance régulière au catéchisme, réussir les examens trimestriels de catéchisme auxquels il était demandé aux parents d’assister si possible, présence dominicale à la messe où l’appel était fait, y compris pendant les vacances. Lorsqu’un enfant s’absentait de la paroisse pendant les vacances, il devait récupérer une carte de présence au presbytère, la faire signer par le prêtre de son lieu de vacances, et la remettre au retour à son curé. Un manquement régulier à ces obligations pouvait entraîner la non-présentation de l’enfant à la première communion.

En 1954, sous l’impulsion de l’abbé Ferrier, aumônier des lycées, et avec l’accord des parents, la décision est prise d’habiller tous les enfants de la même façon : en aube blanche. Il voulait ainsi gommer les fifférences sociales qui pouvaient apparaître ce jour-là dans la tenue des enfants (surtout les filles). Cette innovation est une première en France. La firme Pathé tournera à cette occasion un petit film pour ses célèbres actualités Pathé-Cinéma. Françoise, source "l’Echo paroissial de Saint-Hilaire", mensuel (1899-1955)