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Qu’est-ce qui prouve que les Evangiles ne racontent pas des histoires (...)

Qu’est-ce qui prouve que les Evangiles ne racontent pas des histoires ?

Les récits des évangiles ne relèveraient-ils pas d’histoires ou des légendes populaires ?

Poser cette question c’est déjà avoir une certaine conception de l’histoire qui est illusoire. Cette illusion consiste à croire que l’on pourrait saisir un fait historique de manière parfaitement objective. Or toute histoire repose sur des témoignages.

L’historien vient toujours après coup. Il ne constate jamais le fait historique. Il n’y a pas de fait historique brut de toute « interprétation ». Bien sûr il importe de faire la critique des témoignages ; il n’empêche que sans eux il n’y pas d’histoire.

Les témoignages des Apôtres et des disciples n’ont pas moins de valeur que le témoignage d’un historien grec qui, en plus, n’a pas assisté à l’événement qu’il rapporte. C’est souvent le cas d’Hérodote, le « fondateur » de l’histoire !

Nous ne mettons pas en cause ce que rapportent les papyri ou les hiéroglyphes égyptiens, même si nous les relativisons. De même pour toute l’histoire ancienne, à commencer par l’histoire grecque ou romaine. Il ne peut y avoir histoire sans confiance, si mesurée ou circonspecte soit-elle.

Nous possédons quelques éléments qui nous permettent de penser à la véracité des faits rapportés.

Luc nous fournit des repères historiques pour situer la début de la prédication de Jésus (3, 1-2). Les deux autres synoptiques parleront de Pilate que l’on connaît d’autre part.

Aujourd’hui personne ne conteste sérieusement l’existence de Jésus et les grands traits de son histoire, à partir de sa vie publique.

Cependant le but des évangélistes n’étant pas de faire de l’histoire (c’est-à-dire de parler de princes ou de grands événements), mais de porter témoignage d’une expérience, ils synthétisent parfois plusieurs situations ou ils choisissent de privilégier tel fait plutôt que tel autre. Par exemple, le récit du dernier repas, ne nous est pas rapporté par les synoptique et par Jean de la même façon. Jean nous fait assister au « lavement des pieds » (13, 2-19), les Synoptiques à l’institution de l’eucharistie (Mt 26, 26-29 ; Me 14, 22-25 ; Le 22, 14-20). Mais cela ne signifie absolument pas que ce repas n’a pas eu lieu.

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