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Message de la part des pères Auguste et Claude. Dimanche 26 avril 2020. Sur (...)

Sur la route d’Emmaüs

Ce jour là, voici les deux premiers compagnons sur la route d’Emmaüs. Bientôt la nuit pourrait les surprendre, car déjà le jour baisse. Mais à deux, on est plus fort pour affronter la nuit. Nuit de leur désespérance plus épaisse encore par suite des événements tout récents qu’ils viennent de subir. Le découragement les guette.
A deux, au coude à coude, il est plus facile d’affronter les lendemains ; chaque pas permet malgré tout d’avancer. Avancer vers quel horizon ?

Et l’inattendu survient comme une lueur possible. Une personne. Un marcheur lui-aussi. Au tant avancer en sa compagnie, compagnie nécessaire pour sortir de son marasme, de ses illusions. Il en est toujours ainsi en chaque rencontre, d’où laisser une place à ce qui survient.

Chemin faisant, cet heureux compagnonnage permet de porter un regard autre sur ce passé si proche et décevant.

Tout en tournant le dos à Jérusalem, le Premier Testament a gardé toute sa fraîcheur pour éclairer le présent, jusqu’à la table du réconfort.
Puis, ce geste du partage par lequel l’Espérance renaît.

Le retour vers l’Église des Apôtres réunis à Jérusalem devient possible même dans la nuit, car la lumière brille à jamais par le Christ Ressuscité.

Sur la route vers Emmaüs, ils sont nombreux les chercheurs d’une table ouverte. Ils marchent, porteurs de pesants fardeaux, lourds de déception, d’inquiétude, d’espoir déçu, en attente de solutions éventuelles.

Après l’austérité du confinement où en sommes-nous ?

Beaucoup marchent seuls peut-être en broyant du noir avec tous ces pourquoi sans fin, comme au tant de points d’interrogation.

Et puis, cette autre Présence, ce Visage ami qui permet de mieux comprendre le sens de toute chose, sans jugement, mais avec des mots si lumineux. Paroles bienveillantes qui donnent profondeur et sens au vécu. Paroles qui sont celles aussi du Vivant : « Pour vous, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli. J’avais faim et ensemble, nous avons partagé un même pain ».

Pain de la présence inoubliable de Celui qui vient marcher à nos côtés pour nous ouvrir un espace de liberté, si nous l’accueillons. Il devient ainsi le compagnon de toutes nos routes, celles d’Emmaüs et d’ailleurs.

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