2013-06-25 « Derrière-moi, Satan »

Dimanche 30 juin 2013, 13ème du temps ordinaire C.

Luc 9, 51 à 62

Gouache de James Tissot, vers 1890.
Bronze, place du Vauvert à Parthenay, par le sculpteur Etienne. 2012.


James Tissot, après des années d’artiste mondain, passe la fin de sa vie à illustrer la Bible.
Ses voyages en Palestine lui font représenter les scènes évangéliques avec les décors et les costumes qu’il y a connus, avec un grand réalisme. Ses éditions ont fortement influencé l’art religieux dans la première moitié du 20ème siècle.

La gouache ici reproduite concerne directement la parole du Christ à saint Pierre :
« Derrière-moi, Satan ».,
quand le disciple, pourtant croyant, refuse la perspective de la Passion. Elle peut tout aussi bien illustrer la mise à l’écart de la part du Christ de ceux qui refusent les exigences de sa mission.

Jésus, tout de blanc vêtu, s’avance à grands pas, « avec courage », sur son chemin, sa montée à la fois physique et spirituelle vers Jérusalem.

Le disciple, s’il ne veut pas suivre la radicalité de l’appel – ici Pierre dans son vêtement sombre- « n’est pas fait pour le royaume de Dieu », comme y insiste l’évangile d’aujourd’hui.


Le pèlerin de saint Jacques de Compostelle, imaginé par le sculpteur Etienne, est marqué au cœur par la croix du Christ qu’il veut suivre.

Son triple visage (passé, présent et avenir) lui fait voir à la fois le chemin parcouru et le chemin à parcourir.

Le souffle de l’Esprit le fait avancer.

N’est-il pas l’image du bon disciple ?

1 Message

  • « Derrière-moi, Satan » 3 juillet 2013 10:45, par M-J et P Coumeff

    Merci père Jacques pour les deux images et leur commentaire très éclairant. Pour bien voir qu’il y a trois visages sur la sculpture, il faut grossir l’image.

    Recevez nos amitiés fraternelles.

    Marie-Josèphe et Paul