Confiance, lève-toi, Il t’appelle

Confiance, lève-toi, Il t’appelle

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En descendant de Jérusalem vers la vallée du Iarden (le Jourdain) apparaît, au-delà des collines désertiques de Judée, un îlot de verdure, la ville de Jéricho.

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La cité se situe à proximité de la Mer Morte, qui est le point le plus bas de la terre, soit 430 mètres en dessous du niveau des mers. Durant les mois d’été, il y règne une chaleur étouffante. Par contre, ce site est doté de nombreuses et abondantes sources, ce qui explique que très tôt, dès la préhistoire (-9000 ans) cette terre fut habitée.

Jéricho fut le cadre d’une merveilleuse histoire, avec pour personnages : le prophète Yéshoua de Nazareth et un jeune homme, Bar Timée, le fis de Timée (Marc 10, 46-52)

En relisant le texte de l’évangéliste Markos (Marc), que découvrons-nous du prophète Yéshoua ?

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Le Christ enseignait en paroles, en paraboles mais aussi à partir de faits vécus, ici la guérison d’un aveugle.

Le Christ ne fait pas de miracles pour épater la galerie ; le Christ n’aurait pas aimé qu’on le prenne pour un charlatan, au mieux pour un thaumaturge.

Le prophète Yéshoua réalise des « signes »  : tel fait, tel geste, telle guérison sont des « signes » de ce qu’il est, révélations de son identité ; citons pour exemples :

la guérison d’un paralytique : je suis celui qui fait marcher.

la multiplication des pains : je suis celui qui nourrit.

Ici, à Jéricho, Yéshoua nous révèle, par la guérison de l’aveugle : je suis celui qui fait voir  ; je suis la lumière sur le chemin de la vie. C’est le sens de l’évènement : la guérison de l’aveugle de Jéricho.

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Markos nous relate donc la rencontre de Yéshoua de Nazareth avec le fils de Timée. Manifestement le Christ veut nous dire que cet homme, c’est nous ; le fils de Timée est aveugle, comme les hommes plongés dans la nuit.

Le message à retenir c’est que le jeune homme crie vers le Christ, parce qu’il a confiance, parce qu’il a foi en la personne du Christ. Alors Yéshoua s’arrête, parce que la condition du « signe » est remplie : la foi – c’est la foi qui guérit.

Pour nos communautés chrétiennes, une démarche demeure indispensable : revenir à l’Évangile, revenir au Christ. Nous pouvons légiférer, structurer à l’infini dans l’Église, si la foi en Christ n’est pas présente, il n’y aura jamais de « miracles » chez nous et nos communautés chrétiennes locales deviendront « des sarments desséchés » (Jean 15, 6)

Comme le fils de Timée, nous sommes assis au bord du chemin.

Le Christ passe… « Confiance, lève-toi, Il t’appelle. »

« Que veux-tu que je fasse pour toi ?

- Rabbouni, que je retrouve la vue.

- Va, ta foi t’a sauvé. »

Aussitôt, le jeune homme retrouva la vue

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et il suivait Yéshoua sur le chemin. (Marc 10, 52)

Père Joseph GUILBAUD

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