2013-07-14 Le bon samaritain

Dimanche 14 juillet 2013. 15ème du temps ordinaire. Année C .

Luc 10, 25 à 37 : le bon samaritain.

Peinture murale de la chapelle de l’hôpital de Niort, par Louis GERMAIN (1827 – 1910).

L’œuvre.
L’image est en noir et blanc et floue. Pourquoi ? L’original a aujourd’hui disparu. Il n’en reste comme témoin que cette photo ancienne, décolorée, dans un ouvrage sur « la guerre de 1870 à l’hôpital de Niort » par Prosper Casimir.
Louis Germain, peintre niortais, a décoré de peintures à l’eau directement sur pierre, et donc fragiles, les églises Saint-André et Saint-Hilaire de Niort. De même à la chapelle de l’hôpital, le thème du bon samaritain, bien approprié au lieu, se situant dans le cul de four au-dessus de la tribune actuelle. Sans doute très dégradée, cette œuvre a été badigeonnée, comme toute la chapelle, dans les années 1960.

Le cadre.
La route de Jérusalem à Jéricho où Jésus place l’épisode court sur 30 kilomètres avec 1200 mètres de dénivellation, dans un cadre de reliefs caillouteux, quasi désertique, bref un vrai coupe-gorge. Ici, l’artiste a placé un décor abondant de plantes exotiques pour meubler les côtés de l’abside, moins visibles des fidèles, et réserver le centre au cœur du récit.

La scène principale.
Elle retient, comme dans la plupart des œuvres, le moment des premiers soins.
Le prêtre et le lévite, qui sont passés indifférents à l’homme blessé, sont déjà loin, à peine perceptibles sur la pente descendante, sur la gauche. Le bon samaritain, lui, est descendu de sa monture et met sur l’homme dévalisé, à moitié nu, l’huile et le vin qui sont considérés comme des remèdes à l’époque. Cet homme venu d’ailleurs n’est-il pas aussi l’image du Christ penché sur notre humanité blessée ?

Delacroix, et Van Gogh qui le copie, ont choisi de représenter le moment où le bon samaritain hisse le blessé sur sa monture ; Rembrandt quant à lui, retient l’arrivée à l’auberge. Le récit est riche de détails.
Jusqu’où nous rendre proches de notre prochain ?

Jacques Lefebvre