Et si nous lisions ensemble... la Bible ?

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"Avez-vous lu Baruch ? C’était un beau génie", aurait dit La Fontaine à son ami Louis Racine (dernier fils du grand poète Jean Racine).

Dans le même esprit on pourrait dire aujourd’hui : "Avez-vous lu la Bible ?"

On nous dit qu’il faut lire la Bible,
soit parce qu’elle constitue un monument de la littérature mondiale,
soit parce qu’elle est le fondement même de la foi.
Mais beaucoup ne l’ont jamais vraiment lue, parce que son approche est beaucoup trop rébarbative.

Mis à part certains récits d’aventure, qui s’apparentent aux aventures des héros de bandes dessinées d’aujourd’hui :
Noé, dans son arche, avec tous les animaux (très belle image dans un monde qui se veut écologiste !) ;
Moïse défiant le Pharaon et traversant la mer qui s’est retirée devant le peuple de Dieu sur l’ordre de celui-ci (voilà un révolutionnaire qui libère le peuple de l’esclavage, comme un Spartacus qui aurait gagné) ;
les aventures de Samson (Rambo de l’antiquité)
et de Jonas (héros rescapé d’une baleine fine bouche !).

Quand on tente de lire la Bible, ailleurs que dans les récits, on tombe
sur les textes de lois qui ne nous concernent pas (du moins en apparence),
sur des listes généalogiques (quel intérêt ?),
sur des prescriptions cultuelles dont la précision maniaque nous étonne et nous ennuie,
sur des prières bien peu charitables, qui ne souhaitent que l’écrasement de l’adversaire (les psaumes).

On se lasse et on abandonne cette lecture pour d’autres plus attrayantes.

Déjà, dans l’antiquité, certains intellectuels gréco-romains refusaient de s’intéresser à la Bible parce qu’elle était, selon eux, un livre bourré de contradictions, de non-sens et d’horreurs, en un mot un livre fait par et pour des barbares.

Jésus s’en tire mieux, bien qu’il ait parfois des comportements pour le moins curieux.
Il fait preuve de charité et de mansuétude, il se faisait proche des plus humbles.
Mais pourquoi tancer ce pauvre Pierre qui ne lui veut que du bien, en lui demandant de ne pas s’exposer à ses ennemis, qui ne pensent qu’à le faire mourir ?
Ainsi Jésus n’est pas toujours gentil, même envers sa mère :
"Que me veux-tu femme ?", lui dit-il lors des noces de Cana, dans l’évangile de Jean.
Est-ce ainsi que l’on parle à sa Maman ?

Pour entrer dans une lecture enrichissante, provocante, "questionnante",
pourquoi ne pas nous mettre en route ensemble ?
Pourquoi ne pas donner sa "chance" à la Bible ?

Pour cela il suffit de bonne volonté et de patience.
Il ne s’agit pas de faire une lecture savante de l’Ecriture, mais de prendre contact avec le texte, pour le méditer ou le prier ensuite, si l’on veut.

Ce parcours n’est pas fait pour ceux qui savent (ils trouveront que nous ne disons que des banalités), mais pour ceux qui acceptent de se mettre en recherche, mais qui n’osent pas s’attaquer à ce monument.

Vous trouverez des instruments d’approfondissement sur le site Internet "Reflets d’Eglise" :
- les "lettres" du Père Joseph Chesseron, passionnantes et pleines d’humour ;
- Unité de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament Testament ;
- "La foire aux questions", qui vous permet de poser vos questions, celles qui font que vous bloquez sur une idée, une attitude, un texte.

Alors, on y va ?

Alain.

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