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Récollection du samedi 23 mars 2013 - Abbaye St Martin de Ligugé

Récollection du samedi 23 mars 2013
 
Abbaye St Martin de Ligugé

 
 
Accueil par un frère de l'abbaye, puis des femmes de la Vienne avec un pot de bienvenue.
 
Nous avons prié pour la soeur du père Hilaire (décédée la veille). Il n'était donc pas présent parmi nous. Gisèle Billy qui était la doyenne dans notre département des Deux-Sèvres. Viviane Chatel qui a été responsable de la Vienne.
Nous entrons dans notre journée.
Diacre, Joseph Boyer prend la suite du père Hilaire, comme aumônier départemental des Deux-Sèvres de l'Acf. Il explique que c'est une passation de service et non pas une passation de pouvoir.
 
La prière et la parole ont beaucoup d'importance pour lui. Il est diacre depuis 1993 à Courlay.
 
Les Deux-Sèvres avec le mur de paroles ont rendu l'Acf visible : sans pour autant mettre celle-ci en avant pour ne choquer personne. Les questions portant avant tout sur la journée de la femme. Voici quelques réponses : 
- vive la journée de la femme pour que les mentalités changent vis à vis des différences. Le changement c'est maintenant.
- Remobilisation pour faire changer les mentalités.
- Je trouve que c'est très bien cette journée, çà m'a permis de faire une connaissance et savoir que les personnes qui sont seules peuvent venir à la rencontre d'autres femmes.
- A quand l'égalité des salaires ?
- Etc...
Avec certaines personnes nous avons pu parler de notre mouvement et dire que c'était pour cette raison que nous étions présentes. Une grande confiance s'est instaurée, l'autre étant écoutée et respectée, libération dans la parole. Beaucoup de souffrances...
 
- l'homme qui meurt par accident depuis 3 générations, des petits-enfants à qui le tour...? Donner sa foi et son espérance, démontrer que c'est dû à l'erreur humaine et non que « Dieu » l'a voulu ; Il est tout amour.
 
- Quartier et zone difficiles : tout est relatif... si enfants bien tenus et éduqués... ceux-ci écoutent (parents musulmans), fières de leurs enfants (bon sens du terme). Si la personne adulte ne veut pas saluer, échanger (famille turque) c'est ainsi que se créent les difficultés dans ces quartiers. Pour eux, la religion n'est pas un frein pour s'entendre.
 
- « Je me sens importante parce que vous me regardez droit dans les yeux ». Quand, j'ai été malade, je pense que çà m'aurait aidée à avoir la Foi.
- Etc...
 
« Poitiers » pour la Vienne, on n'était pas nombreux de l'Acf. Le 8 mars, je pose mon jour de congé pour le CIDF (Centre Information Droits des Femmes : mouvement qui nous a permis de rencontrer des femmes).
 
Une femme m'a posé cette question : « Où puises-tu ton énergie pour aller de l'avant. C'est là que, j'ai parlé de ma foi. Dans les activités d'animation de quartiers, centres sociaux. Michèle a eu l'initiative de ce « mur de paroles ». Il y aura une relecture par la suite. L'étiquette Acf n'est pas affichée, et maintenant, il y aura le Secours Catholique. Une maison de quartier offre un énorme gâteau pour la journée du 8 mars.
 
L'essentiel est de récupérer des paroles de femmes. Le « mur de paroles » libère la parole. C'est l'initiative de l'Acf car nous travaillons beaucoup avec la parole. La revue est à la disposition. Dans les maisons de quartier, il y a des musulmanes.
 
Mur de paroles : « Que représente pour vous la journée de la femme ? »
 
- se faire belle
- exprimer sa féminité
- prendre soin de soi
- partager du temps avec l'être aimé
- passer du temps avec sa famille
- comment passer du « virtuel » au « réel » ? Le réel c'est le 8 mars, le virtuel pour elle c'est 364 jours
- savoir dire « non » aux hommes
- etc...
 
 
 
Arrivée du frère Antoine-Frédéric : nous demande qui nous sommes ? Et d'où nous venons ?
 
Entré à l'abbaye de Ligugé depuis 4 ans et demi, un 11 novembre . « Avant d'être moine, j'ai poursuivi des études d'histoire. Je connaissais Saint Martin, sa vie ».
 
Actualité de Saint Martin Lors de son élection, le nouveau Pape aurait pu choisir le nom de Martin, idée d'une rencontre avec le Christ d'une manière radicale au service du plus pauvre. IVe siècle, Saint Martin est au service des pauvres.
 
Rencontre à l'origine avec le Christ pauvre scène du partage du manteau. Martin, catéchumène, soldat romain de la cavalerie de la garde impériale. Martin n'avait que son manteau sur lui. Çà se passe à Amiens. Martin voit un pauvre entièrement nu. Malgré les ricanements des passants, Martin s'est déshabillé et a partagé son manteau en deux. Il a coupé son manteau et a donné au pauvre la moitié de son manteau.
 
 uniforme coupé : signe d'humiliation, ce fait n'est pas bien vu de la hiérarchie militaire.
 
 la force des sentiments de compassion a brisé tous les règlements.
 
A la suite de ce geste Martin a eu un songe (vision du Christ revêtu de la moitié de son manteau) Ev. de Matthieu ch. 25. Chez Martin, il y a une dimension très concrète.
 
Servir le Christ dans les pauvres, il adopte un mode de vie de pauvre.
Il quitte l'armée, va être ermite à Ligugé vers 370. Choisi comme évêque par les habitants de Tours, c'est le peuple qui obtient l'ordination de Martin. Le clergé refusait, trouvant Martin « sale » et les cheveux longs.
 
Ordination prêtre et évêque en même temps a eu lieu un lundi après de nombreux débats, évêque de manière atypique. Martin est parti dans la chambre à côté du palais épiscopal. Puis est allé à Marmoutier vivre en moine tout en étant évêque. Comme évêque, il avait droit à des chars pour se déplacer... non à pied, ou sur un âne. Il parcourait son diocèse, les campagnes qui n'étaient pas évangélisées (le mot païen et paysan a la même origine).
Martin a rassemblé une communauté de moines.
 
Il refuse d'être appelé « père » ou « abbé » il veut être appelé « maître ». Le refus d'être appelé « père » : c'est le refus du pouvoir sur les religieux qui vivent auprès de lui. Il se laisse insulter par des moines autour de lui sans rien dire.
 
Une autre scène il se rendait à Tours pour aller dire la messe, un pauvre lui demande un vêtement. Martin a sa cape pour célébrer et un vêtement de dessous. Martin lui donne le vêtement de dessous. Et, demande à l'archidiacre de lui acheter un vêtement de dessous.
 
Une autre fois lors de sa tournée de diocèse, il était sur le bord de la route, des collecteurs d'impôts passent et leurs chevaux font un écart. Les collecteurs d'impôts le tabassent, Martin ne proteste pas, et ils le laissent presque mort. Ses compagnons le mettent sur un âne, quand les collecteurs d'impôts s'aperçoivent que c'est Saint Martin, ils lui demandent pardon. Saint Martin les pardonne.
 
Un jour un chasseur chassait un lièvre, et Martin pour sauver le lièvre, a détourné les chiens.
 
Scènes communes avec Saint François d'Assise
Un jour à Paris, Martin a embrassé un lépreux celui-ci aurait été purifié. 
 
Le pape François va célébrer le Jeudi Saint dans une prison...
 
Le gouverneur de Tours avait amené des prisonniers pour dettes, Martin, pour obtenir leur libération a été se coucher devant la porte du gouverneur.
 
En tant qu'évêque de Tours, Martin a évangélisé les campagnes, détruit les temples païens d'une manière plus ou moins violente. Il établissait des églises ou des monastères car jusque-là il n'y avait des prêtres que dans les villes.
A Marmoutier, les religieux vivaient de la charité publique. Le seul travail : la copie pour les plus jeunes. Ils vivaient très pauvrement. Les relations de Saint Martin avec le clergé de Tours ne se passaient pas très bien. Martin, ne voulait pas juger.
 
Martin a créé Ligugé quand, il a quitté l'armée vers 356. Il a fait un voyage en Hongrie (voir ses parents). Il a rencontré « Hilaire ». En 360, il est venu s'installer à Ligugé, on sait peu de choses. Ermite d'abord, puis d'autres sont venus.
 
Résurrection d'un catéchumène autour des frères, mort, quand Martin était absent. Quand Martin est revenu, le catéchumène venait de mourir. Martin s'est allongé sur son corps et, il a retrouvé la vie.
 
Résurrection d'un suicidé, un esclave s'est pendu et Martin l'a fait revenir à la vie.
 
Sa pauvreté lui donnait une liberté à l'égard des puissants. A Trèves, invité à un banquet, l'empereur Maxime avait fait donner la coupe pour légitimer. Il l'a donnée à celui qui l'accompagnait.
Martin a eu une vision dans laquelle un personnage (Christ avec habit d'empereur) et Martin lui a dit que c'était le diable, car le Christ ne pouvait se revêtir d'un habit d'empereur. Le Christ est pauvre. 
 
 
 
Ligugé juste après « Martin » : il y a eu interruption, invasion normande les Vikings détruit l'abbaye an 1000.
- Prieuré de Maillezais détruit par les guerres de religion
- 16e siècle : les bâtiments sont donnés aux jésuites
- 18e siècle : les jésuites sont interdits
- révolution : les bâtiments sont vendus en biens nationaux
- en 1860 : ligne de chemin de fer
- évêque de Poitiers a racheté
- moines de Solesme en 1853
- 1902-1905 : les moines ont dû s'exiler en Belgique
- Revenus vers 1920 : règle de Saint Benoît
 
Actuellement 25 moines à Ligugé de 30 à 92 ans (en 1961 : 70 moines).
 - Inter générations
 - inter culturations
 - inter nationalités
Mettre en commun, vivre ensemble, c'est ce qu'il y a de plus précieux aujourd'hui.
 
 - Nous (c'est le père Jean-Pierre Longeat, responsable qui nous parle)
- fabriquons des émaux, et une excellente pâtisserie (SCOFA).
Nous n'avons pas d'autres ressources. Les frais d'entretien du monastère sont très importants.
 
Activité de prières
présence de prières
présence de Dieu « silence »
office : piqûre de rappel
temps de partage
 
Une vie pleine et équilibrée.
 
50 000 visiteurs par an
5 000 qui séjournent à l'abbaye croyants ou pas, très variés, prêtres, religieux, couples, étudiants qui passent un temps à l'écart pour réviser avant les examens.
 
Fin de la journée visite de l'abbaye avec le père Jean-Pierre Longeat. Encore visible un petit donjon qui s'appelle « Tour Rabelais », en souvenir de l'écrivain qui y fit une partie de ses études au début du XVIe siècle.
 
Regard sur l'exposition des émaux, halte au magasin pour quelques souvenirs.  
 

Lire aussi le compte-rendu de la journée internationale de la femme à Niort