Pour moi tu l’as fait

Pour moi tu l’as fait

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"Un jour de shabbat, Yéshoua (Jésus) entra chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas" (Luc 14, 1-11)

Loukas (Saint Luc) nous fait remarquer que c’est un jour de shabbat ; ce jour-là, en Palestine les repas ont une importance particulière : le repas de midi succède immédiatement à l’office de la synagogue ; aussi après la longue prière communautaire, ce repas prend un caractère plus somptueux et plus festif que celui des jours ouvrés.

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En raison du repos sabbatique, tous les plats doivent être préparés la veille, le vendredi. Ainsi libérés de tout souci matériel, ceux qui reçoivent leurs amis peuvent être tout entiers à l’amitié, à la conversation : on invite volontiers le jour du shabbat ; c’est ainsi que Yéshoua fut invité un jour par un chef des pharisiens.

« Remarquant que les invités choisissaient les premières places, Yéshoua leur dit cette parabole : quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place… »

Yéshoua de Nazareth a vu les gens se faufiler habilement pour être bien placés. Dans notre société, n’est-ce pas souvent la course aux premières places, comme aux temps du Christ ?

Le prophète de Galilée ne raconte pas sa parabole dans le but de faire respecter les règles mondaines des convenances sociales ou hiérarchiques. Le Christ veut inciter à l’humilité, à la modestie. Et puis surtout, comme de coutume, il nous parle de Dieu ; ici le Seigneur nous dit la condition essentielle pour être admis à la table du Royaume de Dieu.

« Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place ».

Certes pour être admis à la table du Royaume, la condition fondamentale, c’est d’être capable de se faire tout petit ; c’est le Seigneur qui nous dira : « Mon ami, avance plus haut ».

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En somme, ce qui s’oppose le plus à l’entrée au Royaume de Dieu, ce n’est pas le péché, mais la prétention : le prétentieux se croit, mais il n’est pas. Le prétentieux ne possède ni la vertu, ni l’intelligence.

Il faut être humble, petit comme un enfant pour avoir place au Royaume. « Que le plus grand parmi nous prenne la place du plus petit ; et celui qui commande, la place de celui qui sert. Moi je suis parmi vous à la place de celui qui sert » (Luc 22, 26-27)

« Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »

S’abaisser – Le monde moderne n’admet pas cette attitude ; on la traduit aujourd’hui par des termes péjoratifs : s’écraser – démissionner – capituler ; de fait on exalte le développement, l’épanouissement personnel, la promotion.

Il faut pourtant que « l’abaissement » soit une bien grande chose pour que le Christ lui-même, avant de nous le recommander, l’ait vécu en premier. « Lui, qui était de condition divine, n’a pas retenu avidement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est abaissé, prenant la condition de serviteur » (Philippiens 2, 6-7)

Tu as quitté toute gloire pour épouser notre histoire
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Je sais que pour moi tu l’as fait.

Car mon Dieu tient toujours ses promesses

me couvrant de tendresse.

Voici quel est mon Dieu.

Glorious

Père Joseph GUILBAUD

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