La visite de l’atelier d’icônes Sainte THEODORA

à MONS (AZAY LE BRULE)

Le 19 décembre 2007 Avec les enfants en 4ème année de caté

Le groupe d’enfants en 4ème année de catéchisme du secteur de la Source, qui se prépare à la Profession de Foi, a été accueilli par Marie-Reine Hugot dans son atelier d’icônes près d’Azay le Brûlé.

L’icône (en grec : "image") n’est pas qu’une image pieuse. Elle est écrite dans le silence et la prière, pour transmettre aux fidèles un message théologique. Elle s’intègre au culte orthodoxe et fait partie de la vie liturgique. Elle témoigne de la présence de Dieu.

L’icônographe n’est pas un peintre, c’est un écrivain. Son travail ressemble à celui des enlumineurs du Moyen-Age et suit des règles bien définies.

La visite s’est déroulée en deux temps :

1 - Comparaison entre une icône et des représentations artistiques autour d’un même thème, la naissance de Jésus

L’icône ne représente pas le monde de manière réaliste, comme une peinture peut le faire. Autour des personnages, le fond par exemple n’est pas peint d’une couleur existant dans la nature : c’est pour mieux signifier que la lumière vient de Dieu.

Le personnage a la peau très claire, reflet de sa lumière intérieure. Les règles de la perspective ne sont pas forcément respectées : le plus important n’est pas le paysage autour de lui.

2 - ensuite la technique de réalisation d’une icône

Préparation du support : l’icône est réalisée sur une planche de bois sans nœud, choisie avec soin. On étend de la colle, puis une fine toile, recouverte ensuite de plusieurs couches d’un mélange de colle et de poudre d’albâtre ; une dizaine de couches sont nécessaires. Après séchage, on ponce pour obtenir une belle surface.

L’icônographe reporte ensuite le dessin, sous forme d’esquisse, puis peint à l’aide de pigments naturels. Il commence par les teintes les plus sombres, puis les éclaircit : la lumière éclaircit les ténèbres. Il prend soin d’éclairer progressivement le visage, reflet de la lumière intérieure du personnage représenté. Le regard est la dernière étape, seul le maître peut le poser.

Un vernis, également naturel et à base de lin, peut être posé, on l’appelle "olifa".

Toute cette technique, qui suit des règles précises, demande du temps, de la concentration et du silence. L’icônographe récite une prière, un psaume, une phrase de remerciement ou de demande de pardon, pour que Dieu le soutienne dans son travail.

Images de notre visite :

Merci à Marie-Reine HUGOT d’avoir pris le temps de nous accueillir dans son atelier et de nous avoir familiarisé avec les icônes

Ste Théodora St Jean Damascène Ste Valentine

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