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Crise sociale : venez débattre à Niort avec le Secours Catholique (...)

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Crise sociale : venez débattre à Niort !

Le Secours Catholique apporte aussi sa contribution - Article dans la NR du 27-01-2019

A l’occasion du lancement du débat national, le Secours Catholique vous propose :

un temps d’échanges,
samedi 26 janvier à 14h30 au 26 impasse Saint-Symphorien, Niort - Après-midi ouvert à tous !

JPEG autour des sujets suivants :

1.Pouvoir d’achat - Justice sociale, Justice fiscale - Fiscalité,
2.Transition écologique - énergétique - Mobilité,
3.Inégalités des richesses - Inégalités des territoires - Services publics,
4.Représentativité - Démocratie - Participation,
5.Lien social - Fraternité - Vivre ensemble,
6.Autre

RDV le samedi 26 janvier à 14h30 au 26 impasse Saint-Symphorien, Niort

Après-midi ouvert à tous !


La Nouvelle République le 28-01-2019 08:55

Deux-Sèvres Grand débat national : le Secours catholique apporte aussi sa contribution

A l’heure des tables rondes, ici celle dédiée à l’inégalité des richesses.

L’organisation chrétienne participe activement à la réflexion sur la crise actuelle. Hier à Niort, une vingtaine de personnes ont engagé le débat.

A la grand-messe, le Secours catholique a préféré le groupe de discussion.
Une vingtaine de personnes avaient répondu à la proposition de la délégation départementale, hier à Niort, d’apporter leur contribution au Grand débat. Il y avait là majoritairement des retraités bénévoles, une demandeuse d’emploi ou une ex-bénéficiaire de l’organisation qui avait déjà initié ce « temps d’échange » dans le Bocage.
A la manœuvre, Aurélie, animatrice de réseau pour le sud Deux-Sèvres, paper board et stylo-feutre, qui structure les échanges en deux heures rondement menées.
« En quoi la colère des Gilets jaunes peut-elle rejoindre notre quotidien ? » La question générale stimule autour des tables disposées en archipel. Les paroles se libèrent sans complexe ni contradicteur, « constructif et bienveillant », c’est la méthode définie en préambule.

Sans surprise, s’égrènent des récriminations sur les « inégalités », fiscales, relevant de l’accès au logement et des cautions exorbitantes, des minima sociaux inchangés depuis des lustres, chacun apporte son propre témoignage et ses mécontentements. Le thème de la santé revient aussi. Rapidement, la discussion se focalise sur le mouvement des Gilets jaunes lui-même : « Expression d’une solitude », « Ils disent tout haut ce que l’on pense tout bas », « Ils nous ont obligés à réfléchir tout haut à des problèmes auxquels on ne pensait pas, où à titre individuel. » Avec des réserves sur « les violences qui ont nui à la qualité des revendications », « leur perte de crédibilité car en désaccord », « les amalgames autour de l’exclusion, le racisme… »

Vient ensuite l’exercice pratique en cinq tables rondes et autant de thèmes (lien social, inégalités des richesses, représentativité, pouvoir d’achat-justice sociale, transition écologique…) pour formuler des propositions « locales ou nationales à mettre en œuvre pour avancer vers une société durable et fraternelle où chacun puisse vivre dignement… » Couchées sur papier, les murs sont tapissés d’idées délibérément utopiques ou pas – « Refaire les villages dans nos villes », « Réhumaniser les services publics », « Smic à 1.700 euros », « Dose de proportionnelle », « Ecart des salaires de 1 à 20 » – que chacun évalue avec des points rouges.

Et après ? « Que chacun commence à mettre en pratique ce qu’il peut à son niveau. »

Ce catalogue sera adressé au national pour la synthèse, parallèlement à la mairie ainsi qu’à la préfecture.

Tous en conviennent : « On ne fera pas tout d’un coup de baguette ! » On a même entendu : « Il n’y a que le bon Dieu qui fait… ».