CERCLE DE SILENCE CONFINÉ

En période de confinement, notre protestation continue !

Ce 27 mai 2020 nous devrions nous rassembler Place de la Brèche, comme chaque dernier mercredi du mois depuis exactement 11 ans, pour composer pendant une heure un Cercle de Silence.

Mais, ne pouvant encore se réunir sur la voie publique, les cercles de silence ne peuvent interpeller par leur présence leurs concitoyennes et concitoyens. Dès lors, l’ensemble des cercles de silence de France et des pays voisins les appelle à faire silence où qu’elles et ils soient, ce mardi 26 mai de 18h30 à 19h30.

Dénonçant la rétention des migrants comme un enfermement sans cause et indigne, une centaine de « Cercles de silence » réclament, partout en France et même au-delà, la fermeture des Centres de rétention administrative (CRA). Malgré la situation sanitaire, certaines préfectures ont continué à enfermer des retenus en CRA alors même que leur renvoi est impossible ; cette situation a été largement dénoncée par les associations de soutien aux migrants et par certains tribunaux. Et il est à craindre que le « déconfinement » ne soit l’occasion d’une reprise des mises en rétention.

A Niort, notre Cercle de Silence s’est constitué pour la 1ère fois, à la suite des Frères Franciscains de Toulouse, le 21 mars 2008, à l’initiative de plusieurs mouvements et associations membres de l’Association pour la Reconnaissance et la Défense des Droits des Immigrés (ARDDI),

pour dénoncer les traitements inhumains subis

par les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile,

les mineurs isolés laissés à la rue

Traitements inhumains et violations des droits

qui, malgré nous, sont exercés en notre nom

Nous avons choisi de nous exprimer, non par des manifestations bruyantes, mais par le Silence. Un silence habité par notre cri de protestation, à travers lequel nous disons :

Non aux traitements inhumains envers les migrants !

Non aux lois contraires aux conventions internationales et aux lois morales reconnues par toutes les cultures !

La rétention, déjà inadmissible en temps normal, l’est encore plus en cette période de crise sanitaire. Même dans les textes qui l’encadrent, la rétention administrative ne doit durer que le temps nécessaire à l’éloignement de la personne concernée. Or, avec les frontières qui se ferment, il n’existe plus de perspective de renvoi. Dans ce contexte, la rétention ne se justifie plus. Alors, nous joignons nos voix à celles des associations qui ont déjà tiré la sonnette d’alarme et comme elles nous demandons la libération des personnes retenues, ainsi qu’un accueil correct des personnes actuellement à la rue, leur permettant de respecter les mesures sanitaires et de protéger leur santé.

Comme le dit le frère Alain RICHARD :

« Notre conscience ne pouvait l’accepter,

et nous dénoncions ces traitements envers ces personnes pour le seul fait

d’être entrées en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie.

Notre Humanité est blessée par de telles actions ».


 

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