ACAT - Appel du mois de juin

CAMEROUN

Garantir l’indépendance de l’enquête sur la mort d’un journaliste

Le gouvernement camerounais devrait veiller à ce que l’enquête sur la disparition forcée et la mort en détention militaire du journaliste Samuel Wazizi soit indépendante, efficace, approfondie et impartiale. 10 ONG camerounaises et internationales se mobilisent.

Vous pouvez agir :

Écrivez à Monsieur Paul BIYA

Président de la République du Cameroun

En raison du confinement, nous ne pouvons pas distribuer de cartes à signer à la sortie des messes ou des cultes.

Vous souhaitez vous mobiliser pour demander une enquête indépendante et impartiale devant établir les responsabilités dans la mort de Samuel Wazizi  ?

Téléchargez ce modèle de lettre, personnalisez-la avec vos coordonnées et adressez-la aux autorités camerounaises.

Partagez : Twittez, postez sur Facebook, faites-le savoir autour de vous !

SITUATION :

le 15 / 06 / 2020

Le journaliste Samuel Ajiekah Abuwe, connu sous le nom de Samuel Wazizi, est mort en détention. Il aura fallu 10 mois pour que les autorités camerounaises l’admettent après qu’Équinoxe Télévision, média indépendant camerounais, ait évoqué son décès sur ses ondes le 2 juin 2020. Le journaliste de 36 ans de Chillen Muzik and TV (CMTV), accusé de « collaboration avec des séparatistes » avait été arrêté par la police le 2 août 2019 à Buea, dans la région du Sud-ouest anglophone. Cinq jours plus tard, il était transféré dans une installation militaire de la même ville.

 Depuis le 7 août 2019, Samuel Wazizi était porté disparu. Pendant 10 mois, les autorités camerounaises ont dissimulé sa mort et refusé de fournir la moindre information sur son sort à sa famille, ses avocats et aux ONG.

Suite à de fortes pressions nationales et internationales, le 5 juin 2020, le colonel Serge Cyrille Atonfack, porte-parole de l’armée, a déclaré que Wazizi était décédé d’une grave sepsis le 17 août 2019 à l’hôpital militaire de Yaoundé. Le même jour, l’ambassadeur de France a déclaré aux médias que le Président Paul Biya avait assuré qu’une enquête serait ouverte sur la mort du journaliste.

Les autorités camerounaises étaient responsables de sa vie et de sa sécurité pendant sa détention et doivent fournir un compte-rendu complet des circonstances de sa détention et de sa mort. La transparence et l’établissement des responsabilités sont indispensables pour faire la lumière sur le cas de Wazizi. 

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Vous pouvez aussi visiter le site d’ACAT-France : https://www.acatfrance.fr/actualite/mort-dun-journaliste-en-detention---il-faut-une-enquete-independante-et-impartiale—

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