2014-07-20 Parabole de l’ivraie

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Dimanche 2, 16ème du temps ordinaire, année A
Matthieu 13, 24 : parabole de l’ivraie.
Vincent Van Gogh. Champ de blé vert. 1899 (Musée de Zurich).

Van Gogh. Nous le retrouvons, amoureux de la nature, après son évocation du Semeur. Pense-t-il à la parabole du bon grain et de l’ivraie quand il peint en mai 1899 le champ de blé en herbe depuis la fenêtre de sa chambre, à l’asile de Saint-Rémy où il est interné ? Toujours est-il que nous ne sommes pas à l’époque des céréales ultra sélectionnées ; et fleurs, chardons ou ivraie se mêlent tout naturellement à la moisson grandissante. Les parties plus sombres dans le blé vert nous le suggèrent fort bien. L’artiste n’écrivait-il pas à sa sœur : « Nous qui vivons de pain, ne sommes-nous pas nous-mêmes du blé en considérable partie… destinés à être fauchés lorsque nous serons mûrs comme lui… » ?

La parabole. Les premières communautés chrétiennes ont cherché à donner un sens à chacun des éléments du récit, dans un contexte volontiers dualiste, celui des fils de lumière contre les fils des ténèbres. Mais la parabole suivante, celle du grain de moutarde qui pousse plus haut que les autres plantes, insiste sur l’issue positive.

Epinglons quelques mots d’aujourd’hui :
-  Coexistence   : Jésus ne prie pas de nous retirer du monde, mais de nous garder du Mauvais (Jean 17, 15).
-  Tolérance   : « laissez-les pousser ensemble ». Respect de chaque liberté. L’Eglise qui vit cela ne devient pas une secte.
-  Patience   : Respect des délais, du temps « jusqu’à la moisson ». Le royaume de Dieu n’est pas encore réalisé, et pourtant déjà là, en germe.

Donne-nous Seigneur ta Sagesse, assise près de toi.

Jacques Lefebvre

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