2014-04-04 Les disciples d’Emmaüs

Luc 24, 13 à 35 : Les disciples d’Emmaüs

Rembrandt. Dessin à l’encre, vers 1655 (Musée du Louvre)

Rembrandt est le maître du clair-obscur. Il utilise fréquemment ce procédé pour évoquer le mystère du Christ. Ainsi dans la petite peinture à l’huile du musée du Louvre (1648) où le geste de la fraction du pain, plein de lumière, révèle le Ressuscité dans la sombre auberge d’Emmaüs.

Ici, le dessin au trait ne permet pas les mêmes effets, et le Christ n’est d’ailleurs pas encore au moment de sa reconnaissance par les deux disciples.
Découvrons-le au cœur de l’œuvre, en commençant par le plus extérieur : dans un environnement campagnard, trois hommes sur une route.
Le plus jeune avec bâton et baluchon sur l’épaule, le plus âgé, barbu, et tout aussi lourdement vêtu. Pieds et jambes de marcheurs. Ils nous font face, mais les visages sont tournés vers celui du centre, celui du compagnon de route qui les a rejoints, plus légèrement habillé à l’antique, main droite levée dans une large manche : Jésus bien sûr, au visage classique, facile à identifier. Il marche du même pas.

Aucun signe religieux, mais l’attention des visages exprime bien le dialogue qui s’est instauré :
Jésus questionne : « De quoi parliez-vous … »
Il écoute : « Tu ne sais donc pas… ? »
Il va enseigner à partir des Ecritures, et les cœurs en seront tout brûlants

Quelques traits ont suffi à entrer dans ce compagnonnage de l’humble Ressuscité.

Jacques Lefebvre

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